Né un jour de pluie
Il était né un jour de pluie, depuis le soleil l’avait fui
Il en suffisait peu pour qu’un jour il s’écroule
Il voulait croiser l’horizon, rêver à la lumière aussi
Refuser le destin qui le poussait dans les abîmes.
Sa vie en main, il courait après le plaisir et la vie
Les nuits de débauche, d’alcool et les femmes
Il voulait profiter des jouissances du ciel
Prendre par la main les jours qui suivaient.
Le jour il pensait à ce qu’il fuyait
La douleur revenait abondante, entêtante
Alors les jours devinrent des nuits
Des jours de plaisir extrême, éternel.
La fumée dans sa tête, les images trop floues
Rien ne semblait réel, l’artificiel l’envahissait.
Il était né un jour de tonnerre, depuis tout tremblait
Plongé dans une nuit infinie dont il n’avait même pas peur
Il voulait croire qu’il pouvait être heureux dans ces illusions
Faire comme si la vie c’était la conscience éteinte.
Il courait après des désirs trompés, se croyait vainqueur
Il avait tout faux dans ses recherches
Le bonheur est réel, sa jouissance était fictive
Se hasarder dans les rues là où rien ne l’attendait.
Le jour il pensait à ce qu’il fuyait
Les angoisses, la mélancolie, la vie
Alors il cherchait de quoi nourrir son esprit
Ce qui ne pouvait plus être rejeté.
La fumée dans la tête, les images trop floues
Rien ne semblait réel, l’artificiel l’envahissait.
Il était un jour de pluie, un jour de froid
Les nuits de drogues, de paradis artificiels
Il ne connaissait plus rien d’autres
Plonger dans un sommeil de jouissance.
Les désirs couraient après lui, le dépassaient
Il avait fini ses recherches qui l’avaient tués
Trop de drogue dans les veines, d’absence dans sa tête
Il était mort sous un beau soleil qui éblouissait.